Arbres tropicaux / Tropical trees

Culture des arbres tropicaux, subtropicaux et des plantes exotiques / Cultivation of tropical and subtropical trees
 
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 pin parasol

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mat77
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MessageSujet: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 20:00

bien que pas tropical j'en possede 3
mais je voudrais surtout poster une question les concernant:
quand tout les aiguilles d'un petit sujet sont secs et marron cela veut dire qu'il est mort ou pas???
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Tropicaldream
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 20:10

En général oui, je n'ai jamais vu de pin sans aiguilles repartir, désolé pour toi Matt

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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 20:24

dommage!! il y en a qu'1 qui a encore des aiguilles vertes mais il en a des marron aussi!
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 20:28

Hello Matt,

C'est mauvais signe ! La branche qui est en dessous est morte. S'il y a un écoulement de résine à la base de cette branche, c'est le signe que l’arbre va mourir. Le Pinus pinea est un arbre qui ne vit naturellement qu'à la latitude de Rome. Dans le nord de la France c'est un hérésie de faire pousser cette essence. Avec le gel que nous avons eu, s'ils n'ont pas été protégés, c'est assez mal parti.

De plus les pins réagissent très très lentement. Si tu as des photos, je te dirais ce qu'il en est, c'est ma spécialité.

Coupe les branches mortes et pulvérise sur les aiguilles de tes pins un mélange bière blonde pure et chélate de fer. Mais s'ils reprennent cela prendra plusieurs années.

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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 20:52

il n'y a pas d'ecoulement et ils ont étés proteger du gel. mais 2 ont subi le froid
mais celui qui est encore vert etait rentrer je mettrai des photos un peu plus tard car ils sont sur le balcon.
je pensais qu'ils suportaient des gels de l'ordre de -12°C ? j'adore cet arbre! pourtant le climat est plutot froid l'hiver en vendée et j' en ai vu las bas ! ainsi que dans le sud mais bon, la, le temps est clément!
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 21:01

Le pin parasol tolère ce type de température pendant quelques jours durant l'hiver. Mais il s'agit de température statique, s'il y a du vent ont dépasse très rapidement les limites de cette essence avec -6°C.

A suivre ... Pulvérise le mélange indiqué on peut espérer sauver quelques chandelles.
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Tropicaldream
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 21:19

Par chez moi sur le bassin d'Arcachon j'ai vu des pins parasol résister au gel exceptionnel de 1987 avec -17°C donc on peut espérer

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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 21:45

Hello Tropi, tout à fait. Mais tu ne peux pas non plus comparer un arbre en pleine terre et en pot. En cas de gel, le pin évacue l'eau des cellules dans l'espace intercellulaire. Par contre, si le gel dure et que le gel devient intracellulaire, c'est la mort de l'arbre. Il faut distinguer ;

Gel de l'eau du sol

Le gel de l'eau du sol se produit à la plus haute température des trois. L'eau dans la nature gèle rarement à sa constante physique de 0°C car il y a toujours des composés chimiques dissous qui abaissent le point de gel. Mais, dans la mesure où le sol est principalement constitué de particules (d’argile, de roches ou d’humus) et généralement peu de solutions, l'eau gèle juste un peu sous 0°C.

Quand la glace se forme dans le sol, celle-ci provient en réalité de la solution aqueuse contenue dans celui-ci (débarrassé des particules et sels). Ceux d'entre vous qui habitent dans les régions les plus froides remarqueront que le sol présente alors des cristaux de glace en surface. Cette situation ne se produit uniquement quand il y a suffisamment de place pour que les cristaux de glace se forment - c'est à dire en surface. Dans un pot, l'eau ne peut s’évacuer et c’est l’ensemble du contenu du pot qui fait un bloc compact. Cette situation n’est absolument pas dangereuse pour l’arbre. Elle le sera davantage avec les poteries, si celles-ci n’ont pas été cuites à très forte température.

Par ailleurs, on voit parfois écrit sur les forums que le gel provoquerait une forte pression racinaire due à l'expansion de la glace dans le pot, laquelle serait dommageable à l’arbre. Il s’agit encore d’une baliverne colportée par des ânes. En effet, les cellules des espèces ligneuses disposent d’une enveloppe rigide et sont capables de supporter des pressions de plusieurs dizaines d’atmosphères sans aucun problème grâce à leur turgescence, (la pression interne du liquide de la cellule). Une étude de l’INRA a démontré que la majorité des espèces communes pouvaient survivre à des pressions hydrostatiques de plus de 1.000 atmosphères. La résistance au stress de la pression variant selon la saison. Il a même été scientifiquement prouvé une augmentation de cette résistance avec l'acquisition de la rusticité.

Ce qu’il est important à comprendre ici c'est que l'eau dans le sol est gelée, mais PAS les racines ou les pousses de l"arbre en pot. L'eau gelée dans le sol n'est pas un problème pour l'arbre, (excepté pour ce dont je parlerai plus loin).

À la température du gel de l'eau dans le sol, l'arbre a peu de problèmes ; mais quand la température chute sous – 7 degrés, le risque pour les racines et les tiges augmente. Quand la température chute, la plante elle-même risque de geler ce qui est invariablement fatal à l’arbre. Les végétaux ont mis au point plusieurs mécanismes leur permettant d'éviter de geler, dont j’ai déjà parlé dans ce forum.

Une des stratégies réside dans l’accumulation de solutions (sucres, alcools sucrés, protéines, etc.) à l'intérieur du protoplasme de la cellule. La présence de ces solutions abaisse le point de gel de l'eau et préserve la plante du gel si la température descend sous 0° C. Dans quelques cas ce mécanisme donne une forte protection. Des chercheurs ont ainsi découvert que les pommiers (Malus sp.) augmentent le taux de sorbitol de plus de 30 fois le taux estival et ont établis une corrélation entre le niveau de résistance au froid et le niveau de sorbitol dans la sève trachéale. Aux taux maximum de sorbitol, une résistance jusqu'à - 25° C a été mesurée expérimentalement. Ce qui est intéressant, c'est que les niveaux de sorbitol varient durant la saison selon la température extérieure, c'est à dire, quand la température descend, les niveaux de sorbitol augmentent et inversement. Cette expérience vaut pour nombre d’espèces ligneuses, mais pas pour toutes. Un gel soudain, suivi d’un redoux brutal peut tuer un arbre à faible rusticité, à des températures bien au dessus du plus bas niveau de résistance connu pour cette espèce.

Gel de l'eau intercellulaire

Une autre stratégie que mettent en œuvre les végétaux consiste à expulser l'eau contenue dans le protoplasme de la cellule dans les espaces intercellulaires. Le changement de la perméabilité de la membrane cellulaire permet à l'eau de quitter la cellule pour migrer dans les espaces compris entre les cellules, (pour ensuite geler là au lieu de geler à l'intérieur de la cellule). Cette situation correspond au second niveau du gel que j'ai mentionné plus haut et qui peut aussi être observé sur des bonsaïs.

Pour certaines espèces, quand la température chute très bas, ce phénomène se produit et, dans le cas des pins, il est visible. Les aiguilles d'un pin peuvent sembler comme gelées puisqu'elles sont rigides et vont se briser si on les plie. Les cellules des aiguilles du pin ont permis à l'eau de « s'échapper » dans les espaces intercellulaires où elle gèle ce qui donne aux aiguilles l'apparence qu'elles sont gelées. À nouveau ce n'est qu'une apparence et la plante elle-même (les tissus vivants) ne sont pas gelés. Ce mécanisme permet aussi d'éviter à l'eau "intracellulaire" de geler.

Gel de l'eau intracellulaire

Le troisième niveau de gel se produit quand l'eau intracellulaire gèle. Cela cause la mort des cellules qui gèlent et est visible sur un bonsaï au printemps par la perte de branches ou de l'arbre lui-même. Un mécanisme d'évitement du gel qui n'est pas clairement connu est ce qu'on appelle le « super-refroidissement ». La « sève intra-cellulaire » reste liquide à des températures bien en dessous du point connu de gel pour celle-ci. Il a été démontré l’existence d’une relation physique de ce phénomène avec le diamètre des vaisseaux où se trouve cette « sève », puisque dans les plus gros vaisseaux la "sève" gèle à des températures plus hautes.

En outre, j’ajouterai que c'est la formation de cristaux de glace et non le gel qui produit les dommages, puisque les cellules animales et végétales peuvent rapidement être congelées dans de l'azote liquide et se rétablissent pour plus de 90 % d'entre elles à la décongélation. Ce gel rapide fait geler sur place l'eau intracellulaire sans formation de glace dans les cellules. Cela ne réussit que si le procédé de congélation a lieu à une vitesse de =/> 1° C / minute. Mais, les cellules végétales sont de loin les moins affectées par la vitesse de congélation.

Fourchettes de température des trois niveaux

Chacun de ces trois niveaux de gel se produit dans une fourchette précise de température. Le sol gèle en premier, l'eau "intercellulaire" ensuite, et l'eau "intracellulaire" en dernier. Ces fourchettes de température sont les suivantes :

• 0 à -5°C pour l'eau du sol
• -5 à -10°C pour l'eau "intercellulaire"
• -20 à -40°C pour l'eau "intracellulaire".

Ce sont des fourchettes standard, s'appliquant à de nombreuses espèces des régions tempérées. Nombre d'entre vous vont noter que les températures hivernales de leur région ne remplissent pas le critère du gel intracellulaire et donc vos arbres devraient être en sécurité dans leur région. C'est effectivement le cas.

Ce que l’on peut déduire de ces valeurs de rusticité pour les différentes espèces qui ont été communiquées ici et là s'appliquent uniquement aux tissus ligneux situés au dessus du sol. Le système radiculaire des plantes n'éprouve pas le même degré de résistance. C'est là où les bonsaï et les arbres dans la nature se séparent.

Dans la nature, les racines d'un arbre sont sous le sol et ne subissent en aucune manière une quelconque manière les températures très variables et très froides que les pousses aériennes subissent. Elles acquièrent une certaine résistance au froid, mais pas à un niveau élevé.

(Important : Si le tronc d'un arbre est enterré sous le sol avant l'approche des baisses de températures d'automne, les tissus du tronc sous le sol ne vont pas résister au froid comme le reste des autres parties aériennes et il sera facilement endommagé, s'il est exposé au gel. C’est la raison pour laquelle il faut éviter de le faire avec des arbres de pleine terre, (Conseil de botaniste, jardinier à ses heures).

Quand un arbre est extrait du sol et placé dans un pot, sa vie peut être mise en péril puisque ses racines peuvent alors subir des températures qu'elles ne verront jamais dans la nature. C'est la raison précise pour laquelle il est nécessaire de protéger un arbre en pot en hiver.

Autrement dit, si les arbres en pot résistent à - 40°C, alors pourquoi la plupart d'entre nous s'inquiéteraient de l'hivernage ?

Rien en particulier ne doit être fait pour aider les parties aériennes à passer l'hiver; c'est les parties se trouvant sous le sol qui ont besoin d'aide. Je ne connais rien d'autre que d'éviter les basses températures pour prévenir les dégâts du gel sur les racines.

Méthodes de protection

Une telle protection est classiquement réalisée en gardant le bonsaï dans une serre où la température est contrôlée, en gardant le bonsaï sous un châssis, en remettant l'arbre en terre, ou en paillant autour du pot (dans l'ordre décroissant d'efficacité). Toutes ces actions peuvent aider à empêcher que le système radiculaire n'atteigne les "températures mortelles" et prévenir les dommages racinaires ou la mort de l'arbre.

Les températures mortelles pour les racines varient selon les espèces.

Les températures auxquelles les racines meurent, étant à titre indicatif plus hautes que celles des pousses, varient aussi fortement d'une espèce à l'autre. Par exemple la "température mortelle" des racines matures du Magnolia stellata est seulement de - 5°C alors que pour le Juniperus sinense elle est de - 23° C. Pour un Séquoia géant de Californie, elle sera de - 35° C. D'expérience, les érables trident (Acer buergerianum) sont très sensibles à des températures modérément basses, alors que beaucoup d'autres espèces, telles que les azalées (Rhododendron sp.), ne le sont pas. En effet, les azalées disposent d’un système radiculaire dense, fibreux et superficiel et il est possible que leurs racines soient normalement exposées à des températures froides et bénéficient d'une plus grande résistance.


En résumé :

Les arbre des régions tempérées vont entrer en période de dormance en automne qui est déclenchée par des jours plus courts et/ou l'abaissement des températures. L'exposition à des jours courts, des basses températures et au gel conduisent la plante à acquérir de la résistance au froid et lui permettront de supporter les températures hivernales à venir.

Les arbres des régions tempérées doivent subir une période froide, puis plus chaude pour sortir de dormance et reprendre leur croissance. Cette période de froid a été déterminée comme ceci : 1 à 10° C pour une période de 260 à > 2600 heures, selon les espèces. Dans de nombreux cas, ces besoins sont satisfaits en janvier dans l'hémisphère Nord. Mais, le retour à des températures régulièrement chaudes est nécessaire pour que la plante reprenne sa croissance.

Les parties aériennes du l'arbre (pousses, feuilles, bourgeons) pour la plupart des espèces tempérées (après "acquisistion de la résistance au froid") peuvent supporter de très basses températures (pour les Zelkovas, - 70° C).

Les racines d'un arbre de la plupart des espèces tempérées "n'acquièrent pas la résistance au froid" comme les parties aériennes et sont beaucoup plus sensibles aux basses températures et peuvent plus facilement être endommagées.

Le gel du sol dans un pot à bonsaï n'est pas nécessairement une menace pour l’arbre, sauf s'il est accompagné de périodes prolongées où les pousses sont à plus haute température et/ou exposées aux vents desséchants et que la dessiccation des pousses devient un problème.
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 22:04

Merci Sequoia,

Très enrichissant!!!

J'ai quand même une petite interrogation à te faire parvenir, en effet du parle dans les derniers paragraphes de la dormance de certaines espèces d'arbre, je voulais savoir si la semence était exactement lié avec sa "maman".

Je m'explique: On sait que certaines graines doivent subir une sorte de "stratification" ceci pour simuler la dormance. Ce qui m'amène à lier les 2 choses graines et arbre.

-Est-ce que si l'arbre doit subir une dormance la graines aussi?
-Si oui est-ce environ le même temps?

En plus:
-Que ce qui se passe chez un arbre qu'on ne fait pas "dormir" exemple: on fait pousser un pommier chez soi à 21°celsius toute l'année?

Merci d'avance
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MessageSujet: Re: pin parasol   Dim 15 Avr 2012 - 22:22

Alors, il faut distinguer deux choses

- sur les graines, la dormance tégumentaire des graines qui pour certaines espèces implique une stratification froide (placement dans du sable humide pendant l'hiver) : http://www.botanique.org/1/botanique/germination/inhibition-tegumentaire-dormance-embryonnaire-article24401

- sur les arbres, il faut distinguer en fonction des espèces :

Pour les feuillus des régions tempérées

Idéalement, la période de repos hivernal pour un angiosperme devrait commencer tard dans l'automne afin que le froid et le raccourcissement des jours amènent l'arbre de façon graduelle à l'état de dormance. Les températures hivernales seraient modérément froides, sans trop de variations. La couverture neigeuse serait assez épaisse pour isoler les pots des froids excessifs.

Le tronc des arbres serait protégé de la lumière vive du soleil de l'après-midi et du gel durant les nuits de lune froides qui suivent. Cet état de dormance se prolongerait jusqu'en mars alors que les températures printanières commenceraient à augmenter très progressivement et que les bourgeons resteraient fermés le plus longtemps possible au printemps.

Les températures printanières devraient permettre aux arbres de sortir de la dormance de manière graduelle. Le printemps idéal est celui qui demeure frais et qui garde les arbres en dormance le plus longtemps possible.

En réalité, ces conditions sont de plus en plus rares :

- soit, en raison de températures trop basses dans les zones de climat continental. Les dommages causés par les basses températures constituent le paramètre le plus déterminant de la réussite de culture de nos arbres de climat tempéré. Outre les basses températures, les chutes brutales de température en quelques heures constituent l'autre plus importante source de dommages aux bonsaïs durant les mois d'hiver. Ces baisses soudaines de température sont fréquentes de la fin du mois de décembre. Elles sont très dommageables, car à cette époque de l'année, ces derniers n'ont pas encore eu le temps de développer leur résistance maximale au froid. La résistance au froid chez les feuillus ne s'acquiert pleinement qu'en janvier, en France. Ces basses températures peuvent aussi détruire les bourgeons mais n'ont que peu de conséquences sur les tissus ligneux de l'arbre. L'effet des températures sur les arbres, tout au long de l'année, dépend grandement de la zone géographique de culture, (zone de rusticité USDA) ;

- soit en raison de températures trop élevées dans les zones de climat océanique. En effet, la plupart des variétés de feuillus cultivés en bonsaï ont des besoins en froid qui varient de 1.200 à environ 1.600 heures à des températures de moins de 5° C. Il en résulte que les arbres ne sont normalement pas préparés à sortir de l'état de dormance avant que ces conditions ne soient atteintes. Il s'agit d'un mécanisme de sécurité propre aux végétaux ligneux qui vise à garder l'arbre inactif en cas de périodes de dégel à la moitié de l’hiver. Les besoins en froid des feuillus ne sont généralement pas comblés avant la fin janvier. Par contre, les arbres fruitiers ou à fleurs ont des besoins en froid qui représentent à peu près la moitié de ceux des arbres sylvestres. C'est ce qui explique pourquoi ils sortent facilement de l'état de dormance. De plus, ces besoins en froid varient en fonction des cultivars.

Pour les conifères et persistants :

Les conifères résistent à l'hiver car l'arbre a su prendre les dispositions nécessaires. Les conifères à l’instar des feuillus persistants sont couvertes de cuticules (la couche de cire protectrice des feuilles) très épaisses et protectrices pour réduire la perte d'eau par évapotranspiration, utiles l’été mais également l'hiver.

Les sapins, les tsugas et les autres conifères des pays froids ont donc su développer au cours du temps une série de stratégies pour être parfaitement adaptés aux températures hivernales. Même sempervirens (toujours verts, l'hiver), ces espèces se trouvent dans une phase de dormance. À partir de la fin de l'été, le métabolisme de la plupart des conifères, ralentit. À l'automne, une bonne partie de la sève redescend dans les racines. En hiver, leurs métabolismes sont donc à leurs plus bas niveaux : la circulation de la sève se trouve énormément ralentie. C'est pourquoi, pendant cette période, la perte d'eau par leurs aiguilles (l'évapotranspiration) est presque nulle.

A des températures très basses, le taux de photosynthèse est si bas que le niveau relatif de lumière dans les cellules est par conséquent élevé (n'étant pas capté) et que cet excès de lumière peut endommager l'appareil photosynthétique, (phénomène de « photoinhibition ».

Selon des chercheurs de l’INRA et de l’Université Blaise Pascal de Bordeaux : « Même si la température reste au dessus de la limite de tolérance au gel, les thylakoïdes peuvent être endommagés quand les cellules dans l'état gelé sont exposées à une forte lumière. Pour les conifères à aiguilles, une telle photoinhibition apparaît comme étant un facteur majeur de dommage hivernal mais peut habituellement être réparé pendant la saison de croissance ».

Ainsi, pour ceux qui laissent leurs arbres dehors en hiver, il semble que laisser des persistants à l'extérieur où ils peuvent être exposés à la lumière directe peut les blesser. Pour l'hivernage des persistants, une certaine dose de luminosité est probablement bonne sur le plan métabolique, mais pas la lumière directe du soleil.

Le froid intense de l'hiver peut, en outre, provoquer d'une part la congélation et l'éclatement cellulaire, d'autre part un arrêt de la circulation de la sève (résine), appelé "embolie hivernale". Laquelle survient lorsque les vaisseaux gèlent : les gaz dissous dans la sève forment des bulles d'air car ils sont très peu solubles dans la glace formée. Lors du dégel, ces bulles d'air grossissent et provoquent l'interruption de la circulation de sève. L'accumulation de ces embolies peut aboutir à une perte importante de conductivité dans les vaisseaux.

Les chercheurs de l'INRA ont montré que ces mécanismes sont différents en hiver et au printemps.

La réparation hivernale consiste en un appel d'eau et de solutés sucrés (principalement du saccharose) dans les vaisseaux en provenance des cellules voisines. Cet appel d'eau génère une pression qui chasse les bulles d'air. Les scientifiques ont mis en évidence la présence de canaux à eau, (aquaporines), par lesquels ces transferts aqueux ont lieu.
La réparation printanière implique la mise sous pression des vaisseaux par un appel d'eau au niveau des racines. Ce mécanisme, appelé "poussée racinaire", est décrit depuis longtemps, mais son rôle dans la restauration de la circulation n'est connu que depuis le développement des travaux sur l'embolie hivernale.

Au printemps, l'arbre recommence à puiser des nutriments, des minéraux, dans le sol par ses racines. Chez certains arbres, (érable, noyer, bouleau, hêtre, pommier), cet apport de nutriments provoque une mise sous pression des vaisseaux des racines, pression qui se propage vers le sommet de l'arbre et qui est à l'origine du phénomène de " montée de sève ". Cette montée de sève est visible lorsque l'on coupe une branche : la sève exsude.

Chez les conifères, il semble qu’apparemment l'absorption de nutriments par les racines ne se traduit pas par une pressurisation des racines. Heureusement, les conifères sont très peu sensibles à l'embolie hivernale.

Les chercheurs de l'INRA ont montré récemment que l'on pouvait provoquer la poussée racinaire en augmentant artificiellement l'absorption d'azote. Un apport d'azote pourrait donc être utilisé en techniques horticoles pour favoriser ce mécanisme, notamment pour les bonsaï.

Les aiguilles vertes des conifères continuent à faire de la photosynthèse toute l’année, dès qu’elles sont exposées à des températures au-dessus du point de congélation.

Même si l’épiderme cireux des aiguilles est capable de limiter les pertes d’eau par transpiration, la photosynthèse implique dans son processus une perte d’eau continue. De plus, les vents dominants en hiver combinés au froid sont très desséchants. Aussi, les conifères doivent-ils stocker énormément d’eau à l’automne pour faire face à ces conditions extrêmes. S’ils manquent d’eau, les aiguilles se déshydratent progressivement, même si les arbres sont protégés, ce qui cause le rougissement de l’arbre et, sa mort.

Sur les plantes tropicales et subtropicales cultivées en intérieur

La dormance peut être définie comme une stratégie de survie des espèces ligneuses de climat tempéré au froid hivernal, élaborée au cours de l’évolution. L’horloge biologique de ces végétaux commande une réduction du cycle végétatif et une préparation des tissus tendres aux attaques du gel. Les espèces ayant développé une telle stratégie, ne peuvent pas s'en passer. Ainsi, en plaçant un arbre sylvestre à l'intérieur, on produit de manière artificielle un été permanent. L’arbre va pousser de manière continue pendant une période de deux années. Puis, après une période maximale de croissance prolongée, il va automatiquement entrer en état de dormance quelle que soit la saison ou les conditions climatiques. Les espèces à feuilles caduques vont perdre leurs feuilles, les espèces à feuilles persistantes (conifères) vont réduire toute nouvelle croissance. L’arbre aura épuisé toutes ses réserves de potasse et de phosphate et périra s’il ne reçoit pas le nombre d’heures de températures froides requise pour lever la dormance.

Il est possible de dérégler quelque peu l’horloge biologique de l’arbre. La dormance peut, ainsi être forcée en réduisant les températures et en raccourcissant les durées d'ensoleillement ou retardée en maintenant des températures et des durées d'ensoleillement estivales. C’est ainsi que les jardiniers du Tsar Alexandre III obtenaient, sous serre, des cerises à Noël, en recréant un hiver artificiel pendant la période estivale.

L'acquisition de la rusticité ou résistance au froid, est aussi une donnée essentielle de la dormance des espèces ligneuses des climats tempérés. Les plantes commencent à entrer en état de dormance en préparant des bourgeons à la fin de l'été. Les tissus épithéliaux composant des tiges commencent à augmenter leurs réserves en hydrates de carbone, (sucre) en réponse à la chute des températures automnales, (constitution d’antigel végétal). Lors de la chute des températures, l’arbre aura développé suffisamment d'antigel naturel pour survivre à l’hiver. Différentes espèces développent différents degrés de résistance au froid selon leur environnement naturel, (zone de rusticité ou zone USDA). Les racines ne développent pas la même résistance au froid et doivent être mieux protégées que les parties aériennes lorsque l’arbre est cultivé en pot.

Pour que ces espèces sortent de la dormance et reprennent à nouveau leur croissance elles doivent obtenir le nombre d'heures requis de températures froides. Pour la plupart de ces espèces, il leur faut entre 1.200 et 1.600 heures de températures inférieures à 5 degrés Celsius. Une fois ce besoin satisfait, l’arbre peut à nouveau commencer immédiatement sa croissance. La nouvelle croissance est dictée uniquement par la température. Si les températures dépassent les 5 degrés Celsius pendant une période, d’une semaine, les bourgeons vont débourrer et l’arbre commencera à pousser. Cela peut survenir à l'extérieur en janvier, en cas de redoux anormal ou être produit artificiellement si la plante est forcée, en la rentrant à l'intérieur. Un retour inopiné du froid entrainera l’arrêt de la nouvelle croissance et détruira les bourgeons.

La dormance des espèces tropicales et subtropicales (ficus, carmona, orme de Chine, …) diffère de celle des espèces ligneuses de climat tempéré. Ces espèces qui ont évolué sous des conditions climatiques plus douces et ont des besoins en dormance plus limités, voir nuls. Ainsi, sont-elles capables de croissance continue à des températures de 21 degrés Celsius ou plus. On note, toutefois chez la plupart des espèces tropicales une réduction de la croissance ou l’absence de croissance à certaines périodes de l'année, mais ce phénomène n'est pas lié à la dormance, mais à un phénomène de quiescence ou écodormance dépendant exclusivement des conditions du milieu de vie de l’organisme considéré. Le métabolisme est très fortement ralenti ainsi que le développement qui peut même s'interrompre. C'est une réponse directe à une dégradation de l'environnement rencontré notamment pendant la période estivale chez les plantes désertiques. La croissance reprend lorsque des conditions favorables reviennent.

Les espèces subtropicales comme les ormes de Chine, (Ulmus parvifolia), ont peu ou aucun besoin de dormance. Dans les régions froides, leurs feuilles tombent, ils rentrent en dormance et réagissent comme des arbres à feuilles caduques. Dans des environnements plus doux, sans gel, ils sont persistants et montrent une croissance continue, sauf pour d'occasionnelles périodes de quiescence. Ils ont, par contre, des besoins de luminosité assez élevés. Ce sera le facteur le plus difficile à satisfaire. Une fenêtre ensoleillée est habituellement insuffisante au nord de la Loire et un éclairage complémentaire, comme une lampe fluorescente spécifique de type plein spectre (proche de la lumière solaire) placée à 15 cm au-dessus de l’arbre est vivement conseillé.

Quand on détermine si un arbre peut ou non être cultivé en appartement, l'indice le plus probant résidera dans l’observation de son environnement naturel. Si l'espèce est originaire d'une région à climat tempéré qui subit régulièrement des températures froides en hiver, il sera impossible de cultiver continuellement celui-ci à l’intérieur. Il ne pourra être élevé à l'intérieur que si vous pouvez satisfaire ses besoins de dormance en lui procurant le nombre d'heures requises à des températures inférieures à 5 degrés Celsius. Ce n'est pas facile, mais certains sont devenus des adeptes de la culture en intérieur de plantes de climat tempéré en leur procurant une période de dormance annuelle. On peut le faire en gardant l’arbre au réfrigérateur, dans un garage froid ou à l'extérieur jusqu'à ce que les besoins en dormance soient satisfaits. Les plantes sont alors rentrées à l’intérieur et la croissance reprend en leur procurant des températures plus chaudes et un ensoleillement prolongé à l'aide de lampes horticoles. Ce n'est pas une méthode à la portée des débutants.

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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Lun 16 Avr 2012 - 20:18

j'airegarder aujourdhui et il y en a 2 de morts ! ça craint
mais le troisieme faut voir faut laisser faire...
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MessageSujet: Re: pin parasol   Lun 16 Avr 2012 - 20:30

Hello Matt,

Il faut attendre un peu car vraiment le genre Pinus est le plus lent à réagir parmi tous les conifères (lesquels sont très loin d'être des foudres de guerre !).

Sur des arbres très atteints, tu peux tenter le tout pour le tout. Tu prends de l'engrais pour conifères avec un indice N de 18 et tu triples la dose d'engrais. Il m'est arrivé de sauver des arbres en poussant l'indice d'azote à 70. Autant te le dire, on joue quitte ou double. Mais l'azote ramollit les tissus ligneux et empêche la dessiccation. Si le système racinaire est encore fonctionnel, l'arbre est sauvé. Sinon, ...

A toi de décider, tu as leur vie entre tes mains ...

Malheureusement, je n'ai pas le don de résurrection !
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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Lun 16 Avr 2012 - 21:13

beinh les 2 petits qui sont morts ils etaient tout cassant donc je suis sur qu'ils sont morts par contre l'autre c'est sur n'est pas mort mais est tres long a redemarrer ! il faut compter combien de temps pour qu'il me fasse des nouvelles aiguilles environ?
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MessageSujet: Re: pin parasol   Lun 16 Avr 2012 - 21:20

Sur un pin, il faut compter 5 mois (de fin février à fin juin) pour avoir des débuts de chandelles. Ces aiguilles seront réellement opérationnelles qu'en août. Il lui restera 3 mois pour faire des stocks afin de passer l'hiver suivant.
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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Lun 16 Avr 2012 - 23:31

oulala mais c'est vraiment tres long!!!! ça craint
meme mes sequoia pousses plus vite!!! ainsi que mon cedre du liban qui me fait plein d'aiguilles!!
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MessageSujet: Re: pin parasol   Mar 17 Avr 2012 - 3:37

Le Séquoia est l'arbre qui pousse le plus vite, 1 m par an. Il n'y a pas sur Terre d'arbre poussant plus vite, donc ce n'est pas un critère. Le cèdre pousse lentement, oui.

Le pin lui est une vrai limace. Mais cela lui permet une longévité importante. Le Pinus aristata vit plus de 5.700ans.
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mat77
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MessageSujet: Re: pin parasol   Mar 17 Avr 2012 - 12:57

d'accord je comprend mieux!
ce sont des feneant roule
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MessageSujet: Re: pin parasol   Mar 17 Avr 2012 - 13:17

Oui, c'est un peu comme le baobab !
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